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Où sont passées vos abeilles ?

Sans parler de la présence importante de frelons devant vos ruches cette année, vous avez sûrement pu constater que l’activité de ces dernières s’est considérablement ralentie. En effet, entre les prédateurs et la météo, l’heure est venue pour vos abeilles de se regrouper dans la ruche et de commencer à hiverner. Après une saison estivale plus que fructueuse en termes de récolte, j’ai pu effectuer mes dernières visites dont l’objectif était de contrôler les poids de vos ruches afin de s’assurer qu’elles aient les ressources suffisantes pour passer l’hiver. 

Lorsque le thermomètre se montre clément, les frelons s’invitent devant celles-ci et effectuent des vols stationnaires, attirés par les odeurs qu’elles dégagent, dans l’espoir d’attraper les quelques abeilles butineuses qui partent en quête des dernières gouttes de nectar. Heureusement pour la ruche, les abeilles gardiennes veillent au grain et gardent l’entrée, empêchant toute intrusion, en attendant que le froid s’installe (ce qui tuera les frelons mâles et incitera les femelles à trouver refuge ailleurs le temps de passer l’hiver). 

Sur l’image, vous pouvez voir une grappe d’abeilles qui est en train d’évacuer un frelon après l’avoir neutralisé. En effet, en s’agglutinant autour de l’insecte elles génèrent de la chaleur qui provoque un étouffement dû à la surchauffe.

De mon côté je repasserai visiter vos ruches en décembre afin d’appliquer un traitement antiparasitaire.

Du nectar au miel ou “l’art de faire du miel” par les abeilles :

La fabrication du miel est un processus naturel réalisé par les abeilles à partir du nectar des

fleurs. Voici les principales étapes de ce processus :

 

  1. Récolte du nectar

Les abeilles butineuses collectent le nectar des fleurs à l’aide de leur trompe et le stockent

dans leur jabot (un estomac spécifique pour le transport du nectar).

 

  1. Transformation du nectar en miel

De retour à la ruche, les butineuses transmettent le nectar aux abeilles ouvrières par

trophallaxie, qui le mélangent avec des enzymes présentes dans leur salive. Ce processus

permet de transformer les sucres complexes en sucres plus simples.

 

  1. Évaporation de l’eau

Les abeilles placent le nectar transformé dans les alvéoles des rayons de cire. Elles

ventilent ensuite la ruche avec leurs ailes pour favoriser l’évaporation de l’eau, ce qui

épaissit le nectar et le transforme en miel.

 

  1. Operculation des alvéoles

Une fois le miel suffisamment concentré (moins de 20 % d’humidité), les abeilles scellent les

alvéoles avec une fine couche de cire pour le conserver.

 

  1. Récolte par l’apiculteur

L’apiculteur prélève les cadres remplis de miel, enlève la cire (désoperculation), puis extrait

le miel par centrifugation. Il est ensuite filtré et mis en pot.

Le miel ainsi obtenu est un produit naturel riche en sucres, vitamines et minéraux, utilisé

pour ses propriétés nutritives et médicinales.

 

Le saviez-vous ? Il n’y a pas que les abeilles qui produisent du miel

Connaissez-vous les fourmis pot-de-miel? Ces insectes, qui vivent principalement dans les

régions sèches d’Amérique du Nord, d’Afrique et d’Australie, fonctionnent sur le même

principe que les abeilles. Des ouvrières qui restent dans le nid de la colonie et qui servent de

réservoirs vivants. Elles ne produisent pas du miel à proprement dit, mais plutôt du miellat,

qui sert principalement à l’alimentation des fourmis de la colonie. Certains peuples

d’Australie et du Mexique recherchent ce produit pour l’incorporer à leur alimentation.

De la couleur dans vos ruches

La diversité florale joue un rôle essentiel dans la santé et la survie des abeilles. Contrairement à une idée reçue, ces dernières ne se contentent pas de butiner une seule espèce de fleur : elles ont besoin d’un éventail varié de plantes pour répondre leurs besoins nutritionnels. Chaque type de pollen apporte une combinaison unique de protéines, de vitamines, de lipides et d’antioxydants, nécessaires au bon développement des larves et au maintien de colonies fortes.

Une alimentation diversifiée renforce également le système immunitaire des abeilles, les rendant plus résistantes aux maladies, aux pesticides et au stress environnementaux. Favoriser une grande diversité de plantes mellifères, notamment dans les jardins, les prairies et en bordure des champs est un geste concret et précieux soutenir les pollinisateurs.

La biodiversité florales n’est pas seulement un atout pour les abeilles mais aussi pour l’ensemble des écosystèmes et la production alimentaire humaine !

Savez-vous ce qu’est un essaimage ?

Chaque printemps, il n’est pas rare d’apercevoir un essaim d’abeilles en vol ou regroupé, peut-être sur une branche, un rétroviseur de voiture, un mur ou un poteau électrique par exemple. Ce phénomène, appelé “essaimage” impressionne mais il est en réalité naturel, temporaire et généralement sans danger.

Un essaimage se produit lorsque qu’une ruche devient trop peuplée, une partie des abeilles quitte la colonie avec une vieille reine pour aller fonder une nouvelle ruche ailleurs. Avant de partir, elles se gorgent de miel, ce qui les rend moins agressives. Elles se regroupent alors autour de la reine en attendant qu’un groupe d’éclaireuses trouve un nouvel abri.

Ce processus peut durer de quelques heures à quelques jours et les abeilles ne sont pas agressives tant qu’on ne les dérange pas. Pas de panique, n’essayez pas de les déloger vous-même ! Si le phénomène se produit chez vous ou si vous avez le moindre doute, contactez votre apiculteur référent. Celui-ci se chargera de récupérer l’essaim en toute sécurité.

En résumé, l’essaimage est un signe de bonne santé de la ruche et un moment clé de la vie des abeilles. Je ne peux que vous inviter à observer et respecter ce moment unique de la nature.

Naissance des faux bourdons

La naissance des faux bourdons bat son plein au sein des colonies. La période d’essaimage débute, ce qui signifie la naissance de nouvelles reines qui ont besoin de se faire féconder par les faux bourdons

Premier pollen de la saison

La température remonte. C’est l’occasion pour les abeilles de reprendre l’activité. Les butineuses peuvent aller récolter les premiers pollens – noisetier, aulne – ce qui coïncide avec la reprise de la ponte dans la ruche.

Passage d’hiver sur les ruches

Le mois de décembre est le moment idéal pour faire une visite (la plus rapide possible) des colonies. Il y a 2 objectifs à cette visite :

  • Faire un état des lieux des réserves de nourriture et de la population
  • Effectuer un traitement hivernal contre le varroa, le petit acarien qui pose tant problème aux abeilles.

Sur ces photos, on voit assez nettement que les abeilles sont en grappe, du fait de la baisse des températures. Toute leur énergie est concentrée dans le maintien de la température idéale dans la ruche… en attendant le printemps !

Frelon asiatique

Les colonies d'abeilles peuvent être perturbées par un insecte en particulier : le frelon asiatique ou frelon à pattes jaunes. Plus petit que le frelon européen, il se retrouve plus fréquemment devant les ruches ou il perturbe la vie de la colonie en stressant les abeilles et en capturant des individus pour nourrir ses propres larves. Il a mis au point une technique bien particulière, le vol stationnaire à l'entrée des ruches Son arrivée en France est assez récente, avec les premiers individus repérés en 2004. Les 2 moyens vraiment efficaces pour limiter les effets néfastes du frelon à pattes jaunes sont la destruction des nids par un professionnel ainsi que le maintien d'une bonne population d'abeilles dans les ruches.

Varroa

Lorsque l'on se penche sur les menaces qui pèsent sur l'abeille domestique, on pense rapidement au frelon asiatique qui est une menace bien visible. Un autre danger bien dissimulé met en péril la survie des colonies, avec un impact très prononcé pendant la période hivernale. Responsable à lui seul d'une bonne partie de la mortalité de certaines colonies en hiver, il s'agit de Varroa destructor. Son nom parle pour lui ! Il s'agit d'un petit acarien parasite de l'abeille qui peut impacter les larves et les abeilles adultes, prélevant le tissu adipeux ce qui affaibli les abeilles et réduit leur durée de vie. Cela est fortement impactant dans le cas des abeilles d'hiver qui normalement doivent vivre 6 mois pour tenir jusqu'au printemps. Le Varroa transmet également des maladies aux larves et aux abeilles adultes dont la maladie des ailes déformées entre autre, ce qui affaibli toujours davantage la colonie pouvant mener à son effondrement. Certains traitements sont mis en place pour limiter au maximum la population du Varroa afin de garantir les meilleurs chances de survie pour les colonies.

lierre collete

L’exemple parfait de coévolution : d’un côté le lierre, de l’autre côté une abeille sauvage surnommée… La collète du lierre.

Cette abeille sauvage est visible à partir de septembre et dépend du lierre pour élever sa progéniture. Elle nourrit en effet ses larves avec le pollen du lierre, et contribue de ce fait à la pollinisation de cette plante

C’est 2 espèces sont donc étroitement liées, la régression de l’une de ces espèces peut impacter directement la survie de l’autre

Laisser une chance au lierre de fleurir permet donc sans le savoir de prendre soin de cette espèce d’abeille.

Une miellée inespérée ! 

Depuis de longs mois nous la touchions du doigt sans pouvoir en profiter. Cette fois nous y sommes, l'unique récolte de miel de l'année est lancée ! Mais gardons les pieds sur terre, elle restera dans nos mémoires comme potentiellement la plus faible des 20, voir des 30 dernières années. La faute à des conditions météorologiques humides qui n'en finissent pas depuis le début du printemps. Nous pouvons même affirmer que cette récolte était devenu presque inespéré. Comme vous le voyez sur la photo ci-dessous, les abeilles ont presque terminé d'operculer les alvéoles dans lesquelles elles sont venu stocker leur miel. Cette cire blanche est une indication visuelle qui nous permet d'affirmer que le taux d'humidité est descendu assez bas et que le miel est donc prêt à être extrait pour être consommé. Durant les prochaines semaines, nous allons réduire progressivement la taille des colonies car, oui, la fin de saison approche dores et déjà ! Il est temps pour nous de les préparer progressivement à l'hivernage et ainsi penser à la saison prochaine qui, nous l'espérons, sera bien meilleure que celle qui se termine. Vous pourrez bientôt goûter à ce précieux nectar, mais un conseil, prenez le temps de le déguster, car cette cuvée vaut de l'or.

Après ce printemps très humide, le soleil est enfin de retour, au moins pour quelques jours, et les abeilles reprennent du service ! Néanmoins, il reste encore un peu de temps avant que nous soyons en pleine période de floraison d'été et que nos colonies puissent avoir des ressources de nectar en abondance. Il faut donc rester prudents et être à leur écoute durant les jours et semaines à venir. Les tilleuls ont commencé leur floraison et permettront à vos colonies de recommencer un nouveau stock de miel dont nous espérons pouvoir profiter prochainement !

Nous voilà déjà bien avancés dans cette saison d’apiculture et il nous semblait important de faire un point sur l’évolution des nombreuses colonies d’abeilles et la récolte de miel. Comme vous le savez probablement, il y a 3 facteurs à prendre en compte afin de s’assurer de belles récoltes de miel :
  • Des colonies en bonne santé.
  • Des floraisons abondantes dans un rayon de 3km autour des ruches 
  • Une météo clémente et stable avec un minimum de soleil…
Pour ce qui est du premier point, nos passages réguliers et notre vigilance nous permettent de vous assurer que l’ensemble des colonies se portent à merveille. Elles sont prêtes pour la miellée tant attendue… Néanmoins pour ce qui est de la météo et des floraisons, nous ne vous apprenons rien en affirmant que la situation est un peu plus complexe. Les conditions climatiques ne sont pas en faveur des abeilles et la 1ère récolte de printemps n’est pas au RDV. Nous sommes à mi-saison. La première grosse phase de floraison des arbres et arbustes touche déjà à sa fin. Le miel de printemps avait bel et bien été stocké par les abeilles mais les pluies redondantes et le manque de ressources contraignent ces dernières à rester à l’abri plus souvent qu’à l’accoutumée et à se nourrir de leur précieux nectar. Chez Beecity, nous avons à cœur de rester à l’écoute et de respecter le travail de nos ouvrières et c’est pourquoi nous ne pouvons faire cette première récolte de miel pour le moment car cela impacterait la santé de vos ruches. Malheureusement, pour l’instant nous ne pouvons vous garantir une récolte similaire à l’année précédente car la production dépend principalement des conditions climatiques à venir. Nous sommes les premiers témoins de cette situation mais nous ne pouvons que nous adapter au rythme de la nature et prendre notre mal en patience. Et si nous prenions un peu de recul ? A défaut d’une belle récolte de miel, nous pouvons ainsi percevoir le travail plus global de pollinisation grâce auquel nous aurons nos fruits et légumes de saison !

Vous l’avez bien évidemment remarqué, le printemps se fait timide depuis son arrivée. Mais il suffit de quelques rayons de soleil pour voir les abeilles s’activer et œuvrer à la récolte du nectar ! En effet la population des différentes colonies augmente dores et déjà de manière considérable et il faut ramener de quoi se nourrir à la ruche. Pour cela, les fleurs sauvages (photo 1) qui commencent à s’épanouir et les aubépines (photo 2) qui s’en donnent à cœur joie sont un excellent garde manger. Si vous prêtez attention aux abords de nos routes vous verrez très certainement ce dernier arborer sa magnifique robe blanche du moment ! Il nous tarde de voir arriver le soleil et des températures plus élevées pour pouvoir profiter pleinement du ballet incessant de nos petites ouvrières.

 

hivernage

Les ruches sont remplies de miel : prêtes pour affronter l'hiver ! Et oui, la saison est bel et bien terminée. Les abeilles se font discrètes : elles se grappent au coeur de la ruche pour se tenir chaud, et mangent du miel pour avoir de l'énergie. Les vols se font de plus en plus rare. Les abeilles dites "d'hiver" vont vivre jusqu'au printemps prochain, elles ont entre temps la lourde responsabilité de maintenir la colonie au chaud.

Et voilà la récolte de cette année ! Une année plutôt généreuse ... Merci les abeilles

abeilles sauvages

Les abeilles sauvages profitent du soleil autant que nos abeilles domestiques en ce moment ! Elles sont hyper importantes pour la pollinisation car, en fonction des espèces, elles butinent à moments différents de la journée et de la saison pour n'oublier aucune fleurs à l'arrivée. Et puis, bien qu'elles ne produisent pas de miel, elles ne sont pas moins mignonnes que les abeilles domestiques, qu'en dites vous ?

La colonie continue de se développer. La reine se porte bien Après la période d'essaimage, survient ce que l'on appelle le "trou de miellé" de mai. C'est une période qui peut s'étendre de mi-mai à début juillet, pendant laquelle les ressources alimentaires deviennent plus rares pour nos abeilles. De nombreuses plantes ont terminé leur période de floraison et la production de nectar peut être réduite. C'est une période de transition entre les floraisons printanières et estivales. Il arrive fréquemment que les colonies se nourrissent des réserves de miel stockées dans les hausses. Une fois cette période terminée, et le nectar redevenu abondant les colonies se reconsacrent à faire des réserves de miel pour l’hiver en remplissant les hausses. Voici les différentes étapes du remplissage des hausses : 1- Les ouvrières cirières sont chargées de "gaufrer" les cadres de hausses pré-cirées (photo 1). Sur la photo 2 vous verrez les cadres gaufrés. 2- Ensuite, les butineuses donnent par trophalaxie le nectar des fleurs aux ouvrières magasinières qui remplissent les alvéoles avec du nectar auquel elles ajoutent leurs enzymes. 3- Les ouvrières ventileuses interviennent ensuite pour ventiler les alvéoles, afin d'obtenir un taux d'humidité de 18% dans le miel. 4- Finalement, les ouvrières cirières viennent operculer les alvéoles pleines (photo 3).

mai

Mai est le mois de l'explosion de l'activité au rucher.  

Nous avons déjà pu observer de belles floraisons... La reine a repris sa ponte, le couvain se développe rapidement occupant 6 cadres dans le corps de la ruche. La population de la ruche monte à 40 000 abeilles. Les abeilles partent à la recherche du pollen pour nourrir les larves. Les mâles ou faux bourdons ont fait leur apparition.

J'ai posé des hausses car les colonies manquent de place !

J'ai déjà observé de belles miellées. En espérant que la pluie ne dure pas trop, ce qui risquerait de faire disparaître les réserves de miel.

déménagement sweetco

C'est un grand jour pour les ruches de Sweetco ... Et oui, c'est l'heure du déménagement ! Pour cette nouvelle saison qui démarre, les ruches profiteront d'un nouveau lieu pour butiner ! Pour ne rien cacher, ce sont de nouvelles colonies : le nouvel emplacement est trop proche de l'ancien, les abeilles auraient pu se tromper ! On ne déplace pas une ruche à moins de 5 km. Ce sont donc de belles nouvelles occupantes qui vont profiter des floraisons cette année ! Elles n'attendent qu'un peu de chaleur pour profiter pleinement ...

nouvelle saison

 

anim sweetco

Chez Sweetco, nous avons passé une super moment à confectionner des Beewraps ! Qu'est ce que c'est ? Un tissu imbibé de cire d'abeille pour emballer les restes alimentaires. Une alternative au film étirable jetable ! Merci pour votre accueil et votre bonne humeur !

intro sweetco

Voici comment se passe une introduction de reine dans une ruche ! La reine, avec des abeilles accompagnatrices, est dans une cagette pour le transport et pour la protéger le temps de l’acceptation. Une dose de sucre candy sert de fermeture à cette cagette. Les abeilles vont grignoter ce sucre pour être libérées au bout de 2j environ. Une fois sortie, la reine peut reprendre sa ponte ! Les abeilles ont l'air contentes de l'accueillir !

Recolte sweetco

C'est l'heure de la récolte !
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