Lierre en fleurs
Septembre : Le lierre est en fleur ! (Suite de la série sur le lierre)
Nous pouvons aborder les attraits écologique du lierre au travers de cliché :
“Le lierre ne sert à rien !”
Faux (au contraire) : Le lierre fleuri ! (lorsqu’il a plus de 2-3ans) et qui plus est : En septembre/octobre, lorsque les autres floraisons sont terminées.
Le lierre constitue donc l’une des dernière belle floraison, fournissant ainsi une ressource précieuse pour tous les insectes.
“Le lierre tue l’arbre sur lequel il s’établit”
Faux (au contraire) : Le lierre protège le tronc du gel, d’une trop forte humidité et même de certains grignoteurs comme les chevreuils. Certains composés produits par le lierre possèdent même des vertus fongicides ce qui permet de réduire le risque de maladie fongique pour l’arbre. De plus, le lierre fleurit à un autre moment que son support : il n’y a donc pas concurrence au niveau de la pollinisation. Les feuilles du lierre tombent en avril/mai/juin (tous les 3ans) et enrichissent le sol à un autre moment que le feuillage de l’arbre support, ce qui est encore un bénéfice pour ce dernier. Le lierre ne “prendra pas non plus le soleil” à la place de l’arbre car il ne poussera que sur le tronc principal et certaines grosses branches. Bref, ce n’est donc pas du parasitisme mais au contraire un mutualisme car les deux parties y trouvent leur compte.
“Le lierre abîme les murs”
Faux (au contraire) : Le lierre n’abîme pas les murs en bon état. Et même sur les murs en mauvais état, tout ce qu’il fera sera de dégrader un peu plus les joints. Mais surtout, il fournit une protection physique concernant l’humidité et assainira le pied des murs. Il offre une isolation thermique durant l’hiver mais aussi durant l’été qui n’est pas anecdotique car de l’ordre de deux à trois degrés gagnés (en hiver) ou perdus (en été) pour nos intérieurs.
Deux bémols cependant, ne laissez pas trop grimper le lierre jusqu’à vos tuiles. Celles-ci pourraient être déplacées par des lianes qui passeraient sous elles. Attention aussi aux murs en terre, le lierre peut alors prendre cela pour de la « vraie » terre et laisser pousser ses racines à l’intérieur.
“Le lierre attire les araignées”
Vrai (et tant mieux
) : Mieux il attire une foule d’insectes, notamment les derniers butineurs, aux alentours d’octobre. Les insectes inféodés ou vivant grâce au lierre sont extrêmement nombreux : abeilles sauvages, hyménoptères, syrphes, mouches, cétoines et même papillons. Le Citron, un papillon en forte régression, apprécie d’hiverner au sein du lierre et il n’est pas le seul. Pas étonnant dans ce cas que les araignées soient aussi très présentes…
Dernière floraison d’été = dernière fructification d’hiver
Les baies sont particulièrement riches en lipides et aident les oiseaux frugivores et omnivores à survivre à la fin de l’hiver quand les ressources se font rares. Le lierre fournit aussi abri et nourriture à beaucoup d’oiseaux : moineaux, merles, mésanges, grives…
Le lierre sert aussi pour la nidification du Troglodyte mignon, des roitelets… et de dortoirs pour certains rapaces comme l’Hibou moyen-duc ou la Chouette hulotte.


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