Rouge-queue noir
le Rougequeue noir (Phoenicurus ochuros), vivait à l’origine uniquement en montagne sur les falaises, les blocs rocheux et dans les broussailles. On le trouve désormais pratiquement partout en France, dans les villages et les villes où les murs des bâtiments remplacent les falaises.
Le Rougequeue noir est un migrateur partiel, cependant, avec les hivers doux que nous rencontrons depuis plusieurs années, il a tendance à passer de plus en plus souvent la « mauvaise » saison chez nous.
Presque exclusivement insectivore (il a un bec fin caractéristique), il passe sa journée à chercher des proies le long des murs, il vient aussi au sol, ou vole au-dessus de la pelouse, peu farouche, souvent bien en vue, mais reste relativement loin de l’homme. Souvent, il se perche sur un piquet (ici sur le tuteur du magnolia devant les ruches) un muret ou une pierre pour plonger sur un insecte qui passe. Coléoptères, Diptères, fourmis… tout y passe, on l’a même accusé à tort de se nourrir d’abeilles, ce qui est faux, il ne chasse ni abeille ni guêpe, seulement les Hyménoptères sans dard et donc inoffensifs.
Le Rougequeue noir est largement répandu et souvent commun. Il n’est pas considéré comme menacé par Birdlife International. Cependant, comme pour les moineaux ou les hirondelles, le fait que les maisons soient maintenant totalement hermétiques à cause de l’isolation, pose quand même un problème. L’emploi d’insecticides est aussi fort préjudiciable à l’espèce.
Comment l’aider ? Le Rougequeue noir est presque totalement insectivore, il ne vient pas aux mangeoires. Vous pouvez cependant le favoriser la présence d’insectes en créant une petite mare, une prairie fleurie etc. Vous pouvez aussi installer des nichoirs pour semi-cavernicoles sur un mur ou sous un couvert dense, dans un endroit calme et assez sombre.




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