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Récolte de miel de Printemps

Récolte de miel de Printemps :

Nous avons eu l’immense plaisir d’effectuer (et oui déjà-:) une première récolte de miel sur votre site.

Nous avons quasiment récolté une hausse pleine !!

Nous allons désoperculer les cadres et mettre en seau dans les jours avenir. En effet, dans nos régions le miel de printemps très chargé en colza a tendance à durcir (ou figer) rapidement ce qui le rend quasiment impossible à “centrifuger”si on attend trop longtemps.

Bien entendu, nous n’avons pas tous récolté 🙂

Du nectar au miel ou “l’art de faire du miel”

La fabrication du miel est un processus naturel réalisé par les abeilles à partir du nectar des fleurs. Voici les principales étapes de ce processus :

1. Récolte du nectar

Les abeilles butineuses collectent le nectar des fleurs à l’aide de leur trompe et le stockent dans leur jabot (un estomac spécifique pour le transport du nectar).

2. Transformation du nectar en miel

De retour à la ruche, les butineuses transmettent le nectar aux abeilles ouvrières par trophallaxie, autrement dit elles le mélangent avec des enzymes présentes dans leur salive. Ce processus permet de transformer les sucres complexes en sucres plus simples.

3. Évaporation de l’eau

Les abeilles placent le nectar transformé dans les alvéoles des rayons de cire. Elles ventilent ensuite la ruche avec leurs ailes pour favoriser l’évaporation de l’eau, ce qui épaissit le nectar et le transforme en miel.

4. Operculation des alvéoles

Une fois le miel suffisamment concentré (moins de 20 % d’humidité), les abeilles scellent les alvéoles avec une fine couche de cire pour le conserver.

5. Récolte par l’apiculteur

L’apiculteur prélève les cadres remplis de miel, enlève la cire (désoperculation), puis extrait le miel par centrifugation. Il est ensuite filtré et mis en pot.

Le miel ainsi obtenu est un produit naturel riche en sucres, vitamines et minéraux, utilisé pour ses propriétés nutritives et médicinales.

LE SAVIEZ-VOUS ?  IL N’Y A PAS QUE LES ABEILLES QUI PRODUISENT DU MIEL

Connaissez-vous les fourmis pot-de-miel ?

Ces insectes, qui vivent principalement dans les régions sèches d’Amérique du Nord, d’Afrique et d’Australie, fonctionnent sur le même principe que les abeilles. Des ouvrières qui restent dans le nid de la colonie et qui servent de réservoirs vivants. Elles ne produisent pas du miel à proprement dit, mais plutôt du miellat, qui sert principalement à l’alimentation des fourmis de la colonie. Certains peuples d’Australie et du Mexique recherchent ce produit pour l’incorporer à leur alimentation.

Visite de Printemps

Visite du vendredi 20 mars 2026 :

La abeilles de la colonie présente sur votre site se portent très bien. Nous avons même positionné une hausse.

On va peux être bientôt pouvoir consommer le fruit de leur travail acharné 🙂

 


 

Avant cela nous avons effectué la visite de printemps ou visite “d’inspection générale”:

La visite de printemps est une étape essentielle en apiculture. Elle permet d’évaluer l’état des colonies après l’hiver et d’anticiper les besoins des abeilles pour la saison à venir. Elle se déroule en général fin mars/début avril.  Voici les points clés à verrouiller pendant cette visite.

1. Conditions météorologiques :

  • Attendre une journée ensoleillée avec une température autour de 15°C pour ne pas refroidir le couvain (préférablement entre 10h et 16h).
  • Éviter les vents forts et la pluie pour ne pas stresser la colonie.

2. Évaluation de la colonie :

  • Force de la colonie : Observer le nombre d’abeilles et le nombre de cadres occupés.
  • Présence de la reine : Vérifier la bonne santé de la reine (sa mobilité, sa ponte, etc…)
  • Le couvain : Vérifier l’optimisation de la ponte sur les cadres et la qualité du couvain (œufs, larves, nymphes).
  • Quantité de réserves : Examiner le stock de miel et de pollen ainsi que sa variété.
  • État sanitaire : Rechercher les signes de maladies (nosémose, varroa, loque, etc.).
  • Remplacement des cadres : Renouveler les vieux cadres pour limiter les maladies.

3. Actions à entreprendre

  • Ajouter du sirop si les réserves sont faibles.
  • Installer une partition si la colonie est trop petite.
  • Nettoyer et désinfecter les éléments si nécessaire.
  • Préparer les hausses si la miellée approche.

4. Surveillance des signes d’essaimage

  • Vérifier la présence de cellules royales.
  • Agrandir l’espace disponible si besoin.

Une bonne visite de printemps garantit une colonie en bonne santé et une belle production de miel pour la saison :-))

Le saviez-vous ? Certains “connaisseurs” vous diront d’effectuer la visite de printemps dès que le Saule Marsault et les premiers cerisiers commencent à fleurir et que les abeilles accourent les butiner pour cueillir nectar et pollen.

Les arbres marcescents ?

Vous avez sûrement déjà entendu parler des arbres caducs et persistants, mais connaissez-vous les arbres marcescents ?

Un arbre ou un arbuste caduc est un arbre qui perd ses feuilles en automne, contrairement à un feuillage persistant qui conserve ses feuilles toute l’année.

Exemples :

Caducs : Châtaignier, Bouleau, Chêne…

Persistants : Sapin, Houx, Pin …

 Mais pourquoi perdre ses feuilles ?

La chute des feuilles est un mécanisme de survie. L’arbre les « sacrifie » pour se protéger du froid et économiser son énergie.

Il stoppe la circulation de la sève vers les feuilles afin de concentrer ses ressources dans les parties essentielles. Le tronc et les branches sont protégés par l’écorce, et les racines, sous terre, sont à l’abri du gel.

 

Les feuilles persistantes, quant à elles, ont développé des adaptations spéciales : cuticule plus épaisse, structure plus résistante et métabolisme ralenti en hiver. Cette stratégie leur permet de conserver leur feuillage même par temps froid.

À mi-chemin entre caducité et persistance, les arbres à feuillage marcescent gardent sur les branches une grande partie de leurs feuilles mortes pendant l’hiver. Ces feuilles ne tomberont qu’au printemps, au moment où de nouvelles pousses apparaissent.

 

Mais pourquoi la plante conserve-t-elle ce feuillage mort ?

En conservant ses feuilles mortes, la plante crée une barrière contre le froid, et protège ainsi ses futurs bourgeons. Cela servirait aussi à limiter le broutage des jeunes bourgeons par les herbivores.

Quelques exemples : Hêtre, Charme, Chêne…

 

Le saviez-vous ? Une plante protéranthe est une plante dont les fleurs apparaissent avant les feuilles.

Exemples : Peuplier, Saule, …

Comment vos abeilles passent l’hiver ?

Les abeilles présentent sur votre site se portent plutôt bien.

En hiver, elles n’hibernent pas, mais elles adoptent un comportement spécial pour survivre au froid 🐝❄️ :

Dans la ruche, dès que la température extérieure descend sous la barre des 12-13°C, les abeilles ne sortent plus sauf exception, et se massent en une grosse boule qu’on appelle la « grappe ».

Cette dernière se resserre ou se relâche plus ou moins selon la température, et permet aux abeilles du centre de rester à une température nécessaire à leur survie, puisqu’en-dessous de 7°C une abeille mellifère solitaire meurt de froid. Les abeilles font  vibrer leurs muscles (sans voler) pour produire de la chaleur, un peu comme des frissons.

Cette grappe fonctionne comme un « tapis roulant », les abeilles exposées au froid étant progressivement remplacées par les abeilles du centre de la boule où se trouve toujours la reine. C’est finalement le même comportement que celui des manchots qui se massent pour résister aux vents glaciaux de l’Antarctique, et de cette façon que ces animaux sociaux mettent en commun leurs énergies individuelles pour survivre à l’hiver !

La période la plus critique chez les abeilles est celle de la fin d’hiver, à partir de fin janvier-février. Alors que les températures extérieures sont les plus froides, c’est aussi le moment où la reine a recommencé à pondre de plus en plus intensivement depuis le solstice du 21 décembre.

Il faut alors assurer une température constante de 35°C au centre de la grappe pour permettre l’élevage des larves, alors qu’en périphérie de la grappe il peut ne faire que quelques degrés au-dessus de zéro !

C’est à ce moment qu’il est primordial que les abeilles aient pu amasser assez de miel et de pollens à l’automne pour assurer cette dépense énergétique considérable, sans quoi le risque de famine guette et la colonie peut périr en quelques jours. En France on estime qu’une colonie doit disposer d’environ de 15 à 20 kilos de réserve de miel pour passer l’hiver.

 

Le saviez-vous ?

A partir de septembre, les abeilles d’été laissent place aux abeilles d’hiver :  Les abeilles d’hiver se distinguent des abeilles d’été par un système digestif différent leur permettant un très long enfermement, par un corps gras abondant nécessaire à leur survie au cours de l’hiver, par une hémolymphe riche en protéines, par des glandes hyopharyngiennes riches en vitellus et surtout par une durée de vie qui leur permet de vivre de la fin de l’automne au printemps suivant.

Bonne année 2026 !

L’équipe de BeeCity Grand Ouest vous souhaite une bonne année 2026 génératrice d’émotions autour du vivant ! Merci pour votre confiance et au plaisir de vous retrouver autour de vos petites abeilles.

Nicolas

Hivernage et conservation du miel

Hivernage :

La colonie présente sur votre site est parée pour affronter le froid hivernal qui commence exceptionnellement tôt cette année 🙁

Lors de notre dernier passage, nous avons contrôlé le stock de nourriture, à ce titre nous avons rajouté un peu de sucre “Candi” qui est du sucre déshydraté. En cas de température très basse, il est plus simple à assimiler car les abeilles ne doivent pas faire ce travail de déshydration très couteux en énergie.

Nous avons également “shampouiné” les abeilles avec une solution dédiée à la lutte contre leur ennemi du moment qui est le “varroa” souvent appelé le poux de l’abeille.

Maintenant, on va les laisser un peu tranquille 🙂


La conservation du miel :

Cette année a été plutôt prolifique pour la production de miel chez Beecity et vous avez peut-être eu la chance de déjà déguster votre première belle récolte 2025.

Aussi et de manière générale, vous avez certainement déjà pu observer une légère, voire une grande différence d’aspect entre les miels.

Eh oui, chaque miel est unique ! Ce sont les variétés de fleurs butinées par les abeilles qui déterminent son parfum, sa couleur, sa texture… De plus, d’une année à l’autre, la météo étant différente, les plantes disponibles pour le butinage varient également, ce qui donne un miel d’aspect différent.

Mais comment bien conserver votre miel ?

Pour préserver toutes les vertus de votre miel et ses différentes caractéristiques, voici quelques erreurs à éviter :

Règle 1 : La température

L’idéal est de conserver votre miel entre 14 et 20 °C. Trop chaud, il s’abîme ; trop froid, il fige.

Règle 2 : La lumière

Une exposition prolongée à la lumière favorise l’oxydation et altère sa couleur. L’idéal est donc de stocker votre pot dans un placard, à l’abri de la lumière et de la chaleur.

Règle 3 : L’humidité

Le bon taux d’humidité du miel se situe généralement entre 16,5 % et 18 %. Cette fourchette garantit sa stabilité et l’absence de fermentation.
Le miel absorbant facilement l’humidité, il est important de bien refermer le couvercle et de ne pas utiliser de cuillère humide lors de vos dégustations.

Le saviez-vous ? C’est le seul aliment fabriqué par un insecte et consommé par l’homme.

Bonne dégustation 🙂

Frelons à pattes jaunes

Visite du 29/08/2025 :
Les abeilles présentes sur votre site ont plutôt bien passé la période estivale. Malheureusement et comme souvent à la rentrée, elles doivent affronter la pression des frelons à pattes jaunes. Cette pression est plus ou moins intense selon la présence ou non de leurs nids aux alentours.
Pour aider les abeilles, en complément de la muselière déjà posée en juillet, nous avons positionné à l’entrée de leur ruche une barrière verte avec une “entrée” réduite. Seules les abeilles peuvent entrer et sortir désormais. La ruche est devenue une véritable FORTERESSE !!
Mais qui sont les frelons à pattes jaunes ou “frelons asiatiques” ? et quels sont les comportements à adapter en leur présence ?
Il s’agit d’une espèce invasive en France et en Europe.
Ils peuvent représenter un danger pour les abeilles, la biodiversité locale, et parfois pour l’homme en cas de piqûres multiples ou de réactions allergiques.
Voici  le COMPORTEMENT à adopter si vous croisez leur route :
À NE PAS FAIRE :
Ne pas s’approcher d’un nid : Les frelons asiatiques deviennent très agressifs à proximité de leur nid, notamment dans un rayon de 5 à 10 mètres.
Ne pas essayer de détruire un nid soi-même : Cela peut être extrêmement dangereux sans protection et sans formation.
Ne pas taper ou capturer un frelon à mains nues : Il peut piquer, et les piqûres peuvent être douloureuses voire dangereuses.
À FAIRE :
1. Repérer un nid
Les nids sont souvent en hauteur (dans les arbres, sous les toits, dans des haies).
Ils ont une forme sphérique ou ovale et sont faits d’un matériau ressemblant à du papier mâché.
2. Signaler le nid
Contactez votre mairie ou une structure locale (GDSA, FDGDON, etc.) qui pourra faire intervenir un professionnel agréé.
Vous pouvez aussi signaler les frelons sur des plateformes comme INPN Espèces ou l’application mobile “Frelon Asiatique”.
3. Protéger les abeilles
Si vous êtes apiculteur ou amoureux de la nature, installez des pièges sélectifs à l’entrée des ruches, surtout entre juillet et octobre.
EVITER LES PIEGES NON SELECTIFS au printemps, qui tuent aussi les insectes utiles.
Chez BEECITY, nous installons systématiquement des muselières et des portes spécifiques à l’entrées des ruches.
4. Agir avec prudence
Si un frelon vous tourne autour, restez calme. Ne faites pas de gestes brusques.
En cas de piqûre, surveillez toute réaction allergique. En cas de malaise, appelez le 15 (SAMU).
Le saviez-vous ?
Une piqûre de frelon asiatique est généralement douloureuse mais pas plus dangereuse qu’une piqûre d’abeille, sauf en cas d’allergie ou de piqûres multiples.
Les frelons asiatiques sont surtout actifs de mai à novembre.
Leur éradication est difficile, mais des campagnes de destruction de nids et de piégeage permettent de limiter leur impact.

Visite du 4 juillet 2025 : Récolte 

Voici venue l’heure de récolter le miel sur votre site, et oui déjà !!

BEECITY ne récolte les hausses qu’une seule fois par an, courant juillet en général.

Les belles années, chaque colonie peut remplir jusqu’à 3 voir 4 hausses. Ceci étant plutôt variable selon l’environnement et la santé de la colonie. Cette année était plutôt une année prolifique🙁. Malgré une installation tardive nous avons récolté quasiment 2 hausses pleines.

Voici le “mode opératoire” :

1- nous brossons délicatement chaque cadre de hausse grâce à une brosse dédiée pour faire redescendre les abeilles dans le corps de ruche. Chaque hausse contient 9 cadres.

2- nous faisons dans le corps de ruche un traitement anti-varroa (le poux de l’abeille), en posant des languettes BAYVAROL sur le couvain

3- nous nourrissons en compensation avec du liquide sucré. Sur chaque corps de ruche (sous le toit) est positionné un nourrisseur, ce-dernier permet de nourrir la ruche au besoin.

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Une fois sur notre dépôt nous désoperculons chaque cadre de hausses et faisons la mise en seau. Ce n’est qu’on septembre que nous faisons la mise en pots.

Bel été !!

Les porteuses d’eau

Visite du 18/06/2025 :

Malgré cette période de forte chaleur, les abeilles continuent à stocker des réserves de miel, donnant l’impression que rien ne les perturbe 🙂

Mais comment font-elles pour se rafraîchir ?

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L’eau est importante pour le bien-être des abeilles, en particulier en période de forte chaleur. Son importance va bien au-delà de l’hydratation, jouant des rôles cruciaux dans le fonctionnement et la survie de la colonie.

Impact de l’eau sur la colonie :

Le couvain est situé au centre de la colonie, nécessitant des conditions stables d’humidité et de température. Lorsque la température est élevée dans le couvain, les nourrices le refroidissent en ventilant avec leurs ailes. Si cela ne permet pas d’atteindre les 32-36 ºC nécessaires au bien-être des larves, elles produisent également de l’évaporation de gouttes d’eau placées sur les rayons pour réduire la température.

Aussi, en raison de la composition liquide de la gelée royale (à 60-70% d’eau), les nourrices ont un besoin élevé en eau. Lorsqu’il y a un besoin en eau, les abeilles chargées de ce travail doivent aller continuellement en chercher, car l’eau n’est pas stockée dans la ruche.

Les abeilles obtiennent généralement de l’eau à partir du nectar (à 80% d’eau), mais lorsque le nectar est rare, elles vont rechercher, collecter et transporter de l’eau vers la ruche. C’est le rôle dévolu aux “porteuses d’eau”.

Elles préfèrent souvent l’eau légèrement minéralisée à l’eau pure, car elle fournit des micronutriments essentiels. Cette préférence peut varier en fonction des saisons et de la disponibilité des ressources florales.

  • Thermorégulation : Les abeilles utilisent l’eau pour refroidir par évaporation la ruche afin de maintenir des températures optimales, notamment par temps chaud. Les ouvrières dispersent de l’eau dans la ruche et ventilent avec leurs ailes pour créer un flux d’air, refroidissant ainsi efficacement la colonie.
  • Nutrition : L’eau est nécessaire à la digestion des aliments et à la production de gelée royale.
  • Soin du couvain : L’eau est essentielle pour diluer le miel afin de nourrir les larves et de maintenir des niveaux d’humidité appropriés dans les zones de couvain. L’humidité idéale dans les zones de couvain est plus élevée que dans les autres parties de la ruche, ce qui est crucial pour le bon développement des larves.
  • Traitement du nectar : Les abeilles utilisent l’eau pour diluer le nectar avant qu’il ne devienne miel pendant le processus de maturation. Une humidité plus basse dans les zones de maturation du nectar permet une évaporation plus rapide et empêche la croissance microbienne.

Consommation d’eau par la colonie :

Une consommation d’eau moyenne de 200 à 250 ml par ruche et par jour a été observée, de sorte qu’un rucher de 60 ruches peut consommer jusqu’à 100 litres par semaine. Une grosse ruche par une chaude journée peut consommer plus d’un litre d’eau, avec jusqu’à 800 ouvrières faisant chacune jusqu’à 50 voyages vers les sources d’eau.

Les abeilles cherchent généralement la source d’eau la plus proche, ce qui peut poser des problèmes lorsqu’elles se dirigent vers des piscines, des fontaines ou d’autres zones proches des habitations. Elles préfèrent l’eau peu profonde pour éviter la noyade et recueillent souvent de l’eau dans des abreuvoirs destinés au bétail ou à la faune, ce qui peut dissuader ces animaux de boire par peur des piqûres d’abeilles.

Comment fournir une bonne source d’eau aux abeilles ? 

Pour éviter ces problèmes, il est préférable de fournir des abreuvoirs avec de l’eau propre dans le rucher. Cela bénéficie non seulement au bien-être animal mais améliore également la productivité 🙂

Lorsque les abeilles doivent parcourir de longues distances pour obtenir de l’eau, elles dépensent de l’énergie, réduisant la production de miel.

Des études récentes montrent également que fournir des sources d’eau propres et accessibles est crucial pour la santé des colonies et réduit l’exposition à l’eau contaminée. Fournir de l’eau dans le rucher présente en effet l’avantage de réduire le risque d’intoxication des abeilles par les pesticides agricoles11 trouvés dans les sources d’eau contaminées telles que les flaques, les lits de rivières et les étangs pour le bétail.

On peut aider les abeilles en créant des sources d’eau peu profondes avec des endroits où elles peuvent se poser, comme des cailloux ou des plantes flottantes pour éviter la noyade. Comprendre les besoins en eau des abeilles est essentiel pour les apiculteurs et les amoureux de la nature car le changement climatique peut entraîner des sécheresses plus fréquentes et plus sévères.

Le Saviez-vous : Les abeilles surfent !!!

Quand elles se posent, l’eau se colle aux ailes des abeilles et entrave ses capacités aérodynamiques. Les ailes deviennent alors des rames qui créent des vaques asymétriques et soulèvent un peu l’abeille. Elle peut alors « surfer » pour avancer sans couler au fond de l’eau. Ce phénomène intervient souvent en été quand elles ont besoin d’abaisser leur température corporelle ou de ramener de l’eau à la ruche. La manœuvre est tout de même risquée : l’abeille peut survivre ainsi qu’une dizaine de minutes. Si elle n’arrive pas s’envoler, elle meurt.

Les 7 métiers de l’abeille ouvrière

Visite du 4/06/2025 :

Les abeilles se portent plutôt bien, la fièvre de l’essaimage semble passée. La colonie apaisée ne pense désormais à faire qu’une seule chose : “stocker des réserves” et cela se voit dans les hausses.

Pour ce faire, dans chaque ruche c’est une véritable petite entreprise qui va se mettre en place 🙂

Les abeilles ouvrières sont les “reines de la reconversion professionnelle”: 

Voici les 7 principaux métiers qu’elles vont occuper au cours de leur vie :

  1. Abeille nettoyeuse (1-3 jours)
    • Nettoie les alvéoles pour préparer la ponte de la reine.
  2. Abeille nourrice (3-10 jours)
    • Nourrit les larves avec de la gelée royale (qu’elle fabrique) et du pollen.
  3. Abeille architecte ou cirière (10-15 jours)
    • Produit et façonne la cire pour construire les alvéoles.
  4. Abeille manutentionnaire ou magasinière (15-18 jours)
    • Reçoit et stocke le nectar et le pollen apportés par les butineuses.
  5. Abeille ventileuse (18-21 jours)
    • Bat des ailes pour réguler la température et assécher le miel.
  6. Abeille gardienne (21-24 jours)
    • Protège l’entrée de la ruche contre les intrus.
  7. Abeille butineuse (à partir de 24 jours jusqu’à sa mort)
    • Récolte le nectar, le pollen, la propolis et l’eau pour la colonie.

Chaque abeille change de rôle en fonction de son âge et des besoins de la ruche.

——–

Le saviez-vous ? Le destin d’une abeille est déterminé par son alimentation

Saviez-vous que tous les œufs d’une colonie étaient identiques à la base ? Comment se fait-il que l’une des larves devienne reine alors que les autres sont ouvrières ? Le secret de la reine réside tout simplement dans son alimentation : les futures reines sont les seules à être exclusivement nourries de gelée royale, alors que leurs frères et sœurs ne recevront que du miel et du pollen.

L’adage « on devient ce que l’on mange » n’a jamais été aussi vrai 🙂

 

 

22/05/2025 :

Merci à toute l’équipe Beurel Environnement pour l’accueil de la toute jeune colonie sur son site de Yffiniac.

Longue vie à elle 🙂

 

 

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