EM LONCLE – MINIAC MORVAN
Abeilles et canicule
Vous êtes nombreux à vous inquiéter de la santé des abeilles pendant cette période exceptionnelle de canicule.
Quand il fait très chaud, les abeilles adoptent des comportements spécifiques pour protéger la colonie et maintenir une température interne stable (autour de 34–36 °C dans la ruche).
Voici les types de comportement qu’elles peuvent adopter :
- Elles se placent à l’entrée ou à l’intérieur de la ruche et battent rapidement des ailes pour créer un courant d’air. Cela permet d’évacuer la chaleur et de rafraîchir l’intérieur.
- Les ouvrières vont chercher de l’eau qu’elles déposent dans la ruche. En s’évaporant, cette eau contribue à faire baisser la température, un peu comme un système de climatisation naturel.
- Elles font la “barbe” : Quand il fait trop chaud à l’intérieur, une partie de la colonie sort et forme une grappe à l’extérieur de la ruche. Cela réduit la densité interne et limite la surchauffe.
- Elles réduisent leur l’activité : Les abeilles sortent moins aux heures les plus chaudes. Elles privilégient les sorties tôt le matin ou tard le soir. Elles économisent leur énergie pour la régulation thermique.
Quels sont les risques ?
- Fonte ou affaissement de la cire si la température devient trop élevée.
- Stress thermique pouvant affaiblir la colonie.
- Besoin accru en eau → risque si les ressources sont rares.
Que peut-on faire pour les aider ?
- Assurer une source d’eau proche et la renouveler
- Aérer légèrement la ruche (hausse, plancher grillagé).
- Éviter de manipuler les ruches en pleine chaleur.
En résumé : Les abeilles sont relativement résilientes face aux fortes chaleurs. Il faut cependant qu’elles ne soient pas trop intense (température trop haute et durée exceptionnellement longue). C’est en cela que elles aussi sont relativement sensibles au dérèglement climatique en cours 🙁
Les nouvelles de juin : transformer son gazon en espace de vie pour la biodiversité !
Une ruche n’allant pas sans la biodiversité qui l’entoure, savez-vous pourquoi il est conseillé de ne pas tondre sa pelouse au printemps ?
Le printemps est une période propice à la reproduction de la faune et flore sauvage, c’est donc un moment où l’on peut particulièrement veiller à offrir des espaces verts accueillants à une diversité d’êtres vivants.
Objectif : transformer son gazon en espace de vie pour la biodiversité !
Si une pelouse bien tondue reste pratique pour circuler, marcher pieds nus ou jouer au football, elle n’accueille en revanche qu’un nombre limité d’espèces.
Mais comment convertir une partie de cet espace en un véritable refuge pour la faune et la flore locales ?
Plusieurs options s’offrent à vous :
- La prairie fleurie : En plus d’être esthétique grâce à sa diversité de couleurs et sa variété florale, la prairie fleurie offre nectar et pollen à une multitude d’insectes. Ces insectes attireront à leur tour leurs prédateurs naturels : oiseaux, lézards, etc. Une solution à la fois belle et utile ! (photos 1 et 2)
- La gestion différenciée des tontes : Créer des zones de tontes d’herbes qui restent basses par exemple en créant des allées afin de pouvoir y circuler facilement et régulièrement ; et laisser pousser les herbes sur d’autres zones par exemple autour des arbres ou le long des haies. (photo 3)
- La fauche tardive : En limitant la tonte à une ou deux fois par an, et en évitant les périodes cruciales pour le développement de la faune et de la flore (comme le printemps), vous favoriserez l’installation d’une grande diversité d’espèces sur votre terrain. (photo 3)
- La non-gestion : Et si on laissait simplement la nature s’exprimer ? En abandonnant toute intervention sur un espace, vous pourrez observer la dynamique spontanée de votre espace. D’une pelouse, vous verrez évoluer la flore au fil des années : d’abord des herbacées, puis une prairie, jusqu’aux arbustes et arbres, selon la nature de votre sol et les graines naturellement présentes.
Le saviez-vous ?
L’ortie, bien que souvent mal-aimée, est une plante essentielle à la biodiversité. Elle sert de “plante hôte” à de nombreux papillons et autres insectes. Par exemple, des espèces comme le paon du jour ou le vulcain y pondent leurs œufs, car leurs chenilles se nourrissent des feuilles d’ortie. Une raison de plus pour laisser une place à cette plante dans votre jardin !
L’équipe Beecity peut vous accompagner dans vos projets de prairies fleuries ou de gestion différenciée de votre espace !
Installation de la colonie
Merci à tous pour votre participation lors de l’installation de la colonie d’abeille sur votre nouveau site.
Longue vie à elles 🙂
Prêt à passer
à l’action ?
Contactez dès maintenant votre responsable BEECITY local pour découvrir des solutions de biodiversité adaptées à votre région et à vos besoins !