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Ils ont animé, Ils ont ruché

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La préparation de l’hiver

L’automne est là, et les colonies d’abeilles se préparent pour l’hiver et ses conditions météo difficiles !

En ce moment, les abeilles font les derniers aller-retour pour augmenter les réserves au sein de la ruche. Les ressources florales sont moins abondantes qu’au printemps et en été mais les abeilles profitent de la floraison du lierre notamment pour récupérer les dernières gouttes de nectar et les derniers grains de pollen. Tout ce miel sera vital pour les abeilles pendant l’hiver.

Pour les aider, j’ai apporté un peu de quoi les nourrir pour augmenter les réserves.

Ensuite, lorsque l’automne sera bien installé et que les conditions extérieurs ne seront plus propices pour nos amies pollinisatrices, les abeilles commenceront leur hivernation (et non hibernation ! Car elles peuvent rentrer en légère activité pendant la mauvaise saison si le temps le permet). Elles vont former une grappe au sein de la ruche et se tenir chaud. Au milieu de la grappe il fera presque 35 degrés Celsius ! (Cf l’image de l’article).

Elles attendront le début du printemps et des beaux jours pour reprendre l’activité et ainsi commencer une nouvelle saison de pollinisation 😊🐝🌱

 

Floraison du saule marsault

La floraison star des mois de février et mars est celle du saule marsault, dont le pollen est excellent et surtout abondant.

Cet arbre à croissance rapide se retrouve couramment à l’état sauvage dans toute la France. Il se différencie des autres espèces de saules par ses feuilles plus larges et son écorce, d’abord gris-verte, qui devient grise et se crevasse en formant de petits losanges avec le temps.

Le saule marsault est un arbre dit dioïque, c’est-à-dire qu’il porte soit des fleurs mâles, soit des fleurs femelles (comme le kiwi).

Les fleurs mâles des arbres mâles offrent donc du pollen aux abeilles, tandis que les arbres femelles, quant à eux, produisent du nectar.

Il est donc une source de vie importante pour les abeilles en ce début d’année !

Aux premiers beaux jours, vous verrez quelques abeilles faire leurs emplettes de pollen, qu’elles façonnent en pelotes autour de leurs pattes arrière.

 

Le saviez-vous ? Son écorce contient de la salicine, une substance qui a inspiré la création de l’aspirine ! 

ça butine

De décembre à janvier la nature est en dormance. Lorsque la météo le permet, les abeilles sortent de la ruche, mais il leur est difficile de trouver des fleurs à butiner.

L’une des premières floraison à lieu sur le noisetier entre janvier et mars, ce dernier ne délivre pas de nectar, mais les premiers pollens aux abeilles. Il est essentiel pour le démarrage des colonies. Si vous observez bien, vous en verrez déjà…

 

C’est un arbre à fécondation croisée (anémophile), les fleurs mâles (1ère photo) apparaissent avant les fleurs femelles (2ème photo). La fécondation se fait par le vent.

 

Février : petit à petit l’oiseau anticipe son nid

C’est la période pour installer les nichoirs

Les oiseaux commencent leur repérage pour trouver le lieu idéal de leur futur nid douillet.

Nouvelle année,  nouveaux projets !

Frelon

Des frelons asiatiques, Vespa velutina, (ou frelon à pattes jaunes c'est son autre nom) ont été vu au niveau des ruches sur le toit d'HOSPIMEDIA Cet insecte, comme le frelon européen Vespa crabo, est un grand prédateur de différents types d'insectes . En effet d'août à septembre le frelon a besoin de protéines pour nourrir les larves de la colonie. Il s'attaque à une grande variété de proies : mouches, papillons ainsi qu’aux araignées mais aussi aux abeilles ! Cela peut avoir un impact négatif sur les colonies d'abeilles. Pour le frelon à pattes jaunes, la ruche est un véritable garde mangé qui lui permet de dépenser le moins d'énergie pour la chasse. Le frelon fait un vol stationnaire devant l'entrée de la ruche pour ensuite fondre sur une abeille ouvrière qu'il prélève et va décortiquer un peu plus loin pour récupérer qu'une partie du corps de l'abeille qu'il rapportera au nid pour nourrir les larves. Cette présence peut potentiellement générer un stress pour la colonie d'Apis mellifera, notre abeille qui fait du miel, perturbant la vie de la colonie. A certains endroits de France, notamment en Bretagne ou dans le sud-ouest,  la pression du frelon à pattes jaunes est tellement importante que cela peut décimer une colonie d'abeille. Pour le moment dans notre région la pression n'est pas aussi importante.  Cependant au vu de l'évolution grandissante des populations de ce frelon à pattes jaunes les prochaines années risques d'être plus  compliquées pour l'apiculture. Depuis son arrivée en France en 2004 les populations sont en constante progression. Les écosystèmes ne se sont pas, encore, adaptés et donc il n'y a pas de limite au développement de cet insecte considéré comme étant une espèce exotique envahissante. Il existe 2 moyens vraiment efficaces pour limiter les effets néfastes du frelon à pattes jaunes. Premièrement la destruction des nids par un professionnel puis deuxièmement maintien d’une bonne population d’abeilles dans les ruches.    

L’heure de la récolte a sonné !

Enfin la récolte du miel après une année avec une météo très particulière. Les hausses sont progressivement retirées des ruches, ce qui réduit la place disponible pour la multitude d’abeilles (jusqu’à 60 000 par ruche). Lorsque les hausses sont retirées, vous pouvez observer les abeilles faisant la barbe ou recouvrant le devant de la ruche. Pas d’inquiétude Cela est lié au retrait des hausses. Beaucoup de ces abeilles sont âgées ce qui diminuera assez rapidement la population dans les prochaines semaines. De plus, à partir de début juillet, la reine ralentit sa ponte ce qui engendrera naturellement une diminution de la population dans les ruches.

Remérage

Il y a du changement dans les colonies ! En effet, une des colonie de votre site est entrée dans un processus de changement de reine, que l'on appel "remérage". La colonie a décidé de changer de reine. Plusieurs explications possibles :
  • Un problème d'émission de phéromone de la reine qui maintient une stabilité dans la ruche.
  • Une diminution de la ponte de la reine, potentiellement du à un manque de ressource et/ou à de longue période de mauvais temps (pluie, basse température)...
De ce fait, la colonie décide d'éliminer la reine et de faire naître une nouvelle reine pour prendre le relais. Les abeilles utilisent plusieurs œufs initialement pondu par l'ancienne reine pour créer des cellules royales (comme sur la photo, les cellules orientées vers le bas) ce sont des cellules remplies de gelée royale ! Pour accélérer le processus de changement de reine,  j'ai introduit une nouvelle reine déjà fécondée. Le but étant quelle puisse pondre rapidement pour garder une forte population au sein de la ruche. Il faut maintenant que cette reine soit acceptée par la colonie.

Résilience

La nature est résiliente ! Malgré la toiture relativement minérale de votre site, certaines plantes arrivent à se développer et à fleurir ! Ici nous avons le Sénéçon du Cap (Senecio inaequidens). C'est une plante exotique qui ne pousse pas naturellement dans les Hauts de France je vous le concède. Mais il faut savoir tout de même saluer son développement dans des conditions difficiles.

Ressources

Cette année est une année compliquée pour nos amis les abeilles (et pour tous les pollinisateurs). En effet, la météo est particulièrement humide avec de longues périodes de précipitations et la température est basse. Ces facteurs sont limitants pour l'activité des insectes pollinisateurs. De ce fait les colonies d'Apis mellifera (notre abeille domestique qui nous produit du miel) ont du mal à sortir pour faire le plein de ressources (pollen et nectar). Ceci étant dit, lors de quelques accalmies et d'éclaircies les abeilles réussissent, tant bien que mal, à partir récolter les ressources dont la colonie a besoin. Mais en faible quantité du fait de la météo malheureusement. Sur cette photo vous pouvez voir, au fond des alvéoles, du pollen de différentes couleurs provenant de différentes plantes. Sur l'extrémité droite de la photo il y du nectar. La vidéo, elle, nous montre le phénomène de "Trophallaxie" qui est l'échange de nectar d'une abeille à une autre. Processus essentiel pour la fabrication du miel !

Développement de la colonie

La star de la ruche est là sur cette photo : la reine ! L'avez-vous trouvée ? La reine a deux mission dans la ruche :
  • Maintenir une cohésion dans la ruche, grâce notamment à la diffusion de phéromones.
  • Pondre pour permettre le renouvellement de la population et ainsi assurer le développement et la bonne santé de la ruche. Pendant la période d'activité de la colonie (de début mars à septembre) la reine pond 2 000 œufs par jour !
 

Installation ruches

Un jour particulier pour Hospimedia ! Des milliers de collaboratrices ont rejoint l'équipe de Hospimedia ! Voici quelques photos souvenirs du jour de l'installation des ruches sur votre site. Merci pour ce moment de partage !
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