RSE et biodiversité : la nature, ce pilier oublié de votre responsabilité sociétale
La RSE repose sur trois piliers — social, environnemental et économique — encadrés par la gouvernance. La biodiversité relève du pilier environnemental, mais elle reste le grand oublié des stratégies, largement éclipsée par le carbone. Selon l’évaluation 2026 de l’IPBES, moins de 1 % des entreprises publient des données sur leurs impacts sur le vivant. Cet article montre comment faire de la biodiversité un pilier actif de votre démarche RSE, l’inscrire concrètement dans chacun de vos piliers, la mesurer, et s’inspirer d’entreprises françaises qui ont déjà franchi le pas.
Entreprises publiant leurs impacts biodiversité (IPBES, 2026)
Flux financiers néfastes au vivant (2023)
Flux orientés vers la conservation (2023)
Abondance des oiseaux communs spécialistes (1989–2017)
RSE en entreprise : définition et les 3 piliers
La RSE, ou responsabilité sociétale des entreprises, désigne l’intégration volontaire par une organisation des préoccupations sociales, environnementales et économiques dans ses activités et ses relations avec ses parties prenantes. Définie par la norme internationale ISO 26000 et reprise par la Commission européenne, elle structure la contribution concrète de l’entreprise au développement durable.
Trois piliers fondent traditionnellement la RSE, hérités du développement durable :
- le pilier social : conditions de travail, santé et sécurité, égalité, dialogue avec les parties prenantes ;
- le pilier environnemental : réduction des impacts sur le climat, les ressources, les pollutions et la biodiversité ;
- le pilier économique : performance durable, achats responsables, ancrage et développement territorial.
À ces trois piliers s’ajoute une quatrième dimension transversale, la gouvernance, qui irrigue les autres dans la lecture ESG (environnement, social, gouvernance) comme dans l’ISO 26000. Confondre les piliers ou réduire l’« environnemental » au seul carbone est une erreur fréquente : ce pilier englobe explicitement la préservation des écosystèmes et des espèces.
L’ISO 26000, publiée en 2010, reste le cadre de référence mondial. Elle décline la responsabilité sociétale en sept questions centrales : gouvernance, droits de l’Homme, relations et conditions de travail, environnement, loyauté des pratiques, questions relatives aux consommateurs, et communautés et développement local. La biodiversité relève de la question centrale « environnement », aux côtés de la prévention de la pollution et de l’usage durable des ressources.
Pour un décideur RSE, RH ou QSE, cette architecture en piliers n’est pas qu’un schéma théorique : elle conditionne la façon dont les engagements sont pilotés, audités et communiqués. Un sujet rattaché à un pilier identifié, doté d’un responsable et d’indicateurs, progresse ; un sujet diffus, sans rattachement clair, stagne. C’est précisément ce qui distingue les démarches biodiversité matures des intentions restées lettre morte.
La RSE conserve un socle volontaire, mais le contexte réglementaire la durcit. La directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) impose désormais à un nombre croissant d’entreprises un reporting de durabilité normé, dont un volet biodiversité dédié, la norme ESRS E4. Le « volontaire » d’hier devient, pour les grandes entreprises et leurs chaînes de valeur, une obligation documentée.
Le pilier environnemental : bien plus que le carbone
Le pilier environnemental ne se limite pas à la trajectoire bas-carbone. Il couvre la gestion de l’eau, l’économie circulaire, la prévention des pollutions et la protection du vivant. La biodiversité y occupe une place à part entière, au même titre que le climat. C’est précisément cette dimension que la plupart des démarches RSE sous-investissent.
Inscrire la biodiversité en entreprise comme un axe identifié du pilier environnemental, et non comme un geste ponctuel, est la première étape d’une stratégie crédible.
Pourquoi la biodiversité est le parent pauvre de la RSE
La biodiversité est le parent pauvre de la RSE parce qu’elle reste mal mesurée, peu reportée et largement éclipsée par le climat. Selon l’évaluation 2026 de l’IPBES — la plateforme intergouvernementale scientifique sur la biodiversité —, moins de 1 % des entreprises dans le monde publient des données sur leurs impacts sur le vivant dans leurs rapports de durabilité. Le déséquilibre des financements illustre ce désintérêt : toujours selon l’IPBES, les flux financiers mondiaux publics et privés ayant un impact direct négatif sur la nature atteignaient 7 300 milliards de dollars en 2023, contre environ 220 milliards orientés vers sa conservation et sa restauration. Pour un dollar consacré au vivant, plus de trente continuent de l’éroder.
Le constat se vérifie en France. Une analyse des déclarations de performance extra-financière (DPEF) des entreprises du CAC 40, publiée en mars 2020 par France Stratégie et la Plateforme RSE, montrait déjà que la biodiversité y est rarement identifiée comme un risque significatif, contrairement au climat, et qu’elle s’accompagne de peu d’objectifs chiffrés.
Ce retard contraste avec l’ampleur de l’érosion. D’après la Liste rouge nationale (MNHN, UICN et OFB, bilan 2019), 16 à 18 % des espèces évaluées en France sont menacées, et près de 190 sont déjà considérées comme disparues ou éteintes du territoire. L’indicateur officiel du ministère de la Transition écologique, fondé sur le suivi temporel des oiseaux communs (STOC), enregistre par ailleurs une baisse de 22 % de l’abondance des oiseaux communs spécialistes entre 1989 et 2017.
Cette faible prise en compte n’est pas propre aux grands groupes. Faute de cadre simple et de pression réglementaire historique, la plupart des organisations ont concentré leurs moyens sur la décarbonation, plus lisible et davantage valorisée par les marchés. La biodiversité, perçue comme complexe et peu « scorable », est restée au second plan des feuilles de route.
Pourquoi un tel angle mort ? Parce que la biodiversité résiste à la simplification. Le climat se résume à une unité commune, la tonne de CO₂ équivalent ; la biodiversité, elle, est locale, multidimensionnelle et difficile à agréger en un indicateur unique. Cette complexité méthodologique — et non un manque d’enjeu — explique qu’elle soit longtemps restée le pilier invisible de la RSE.
Cet écart n’est pas neutre. En traitant la biodiversité comme un simple sous-thème du climat, beaucoup d’organisations passent à côté de risques bien réels — rupture d’approvisionnement, durcissement réglementaire, atteinte à la réputation — et d’opportunités tout aussi concrètes. Reconnaître la biodiversité comme un pilier à part entière, c’est cesser de la considérer comme une variable d’ajustement pour en faire un véritable levier de performance globale.
Les liens concrets entre RSE et biodiversité dans votre entreprise
Le lien entre RSE et biodiversité repose sur une relation à double sens : l’entreprise dépend du vivant pour fonctionner, et ses activités exercent des pressions sur lui. Cette double matérialité — dépendances d’un côté, impacts de l’autre — fait de la biodiversité un enjeu directement opérationnel, et non une simple cause à soutenir.
D’un côté, les dépendances. L’entreprise prélève et utilise des services écosystémiques sans toujours les valoriser :
- la pollinisation, indispensable à de nombreuses filières agroalimentaires ;
- l’eau, pour le refroidissement, les procédés industriels et l’agriculture ;
- les sols vivants, support des cultures et des matières premières ;
- les ressources biologiques : bois, fibres, principes actifs ;
- la régulation naturelle : qualité de l’air et de l’eau, climat local.
De l’autre, les impacts. Les activités humaines exercent cinq grandes pressions sur la biodiversité, identifiées par l’IPBES dès 2019 :
- le changement d’usage des terres et des mers (artificialisation) ;
- la surexploitation des ressources ;
- le changement climatique ;
- les pollutions ;
- les espèces exotiques envahissantes.
Cette double lecture — dépendances et impacts — n’est pas qu’un cadre conceptuel : elle structure désormais le reporting réglementaire. La norme ESRS E4 de la CSRD demande précisément aux entreprises d’évaluer à la fois ce qu’elles font subir à la biodiversité et ce qu’elles en retirent. Maîtriser cette grille, c’est donc anticiper une obligation autant que comprendre son propre modèle économique.
Cette logique de dépendance n’a rien d’abstrait. Une entreprise agroalimentaire dont les filières reposent sur les pollinisateurs, un industriel gros consommateur d’eau, un promoteur dont les projets artificialisent des sols : tous ont un intérêt économique direct à préserver les écosystèmes dont ils tirent leur activité. La biodiversité cesse alors d’être un supplément d’âme pour devenir une composante de la gestion des risques et de la résilience.
Agir sur cette double matérialité produit des bénéfices RSE tangibles. Côté maîtrise des risques : sécurisation des approvisionnements, anticipation réglementaire, protection de la réputation. Côté création de valeur : marque employeur renforcée, attractivité auprès de talents sensibles aux enjeux écologiques, conformité documentée. Intégrer la biodiversité dans votre stratégie d’entreprise revient donc à gérer un actif — le capital naturel — plutôt qu’à financer une charité environnementale.
Comment intégrer la biodiversité dans chaque pilier RSE
Intégrer la biodiversité dans sa démarche RSE consiste à la décliner dans chacun des piliers, avec des objectifs et des indicateurs dédiés, plutôt qu’à la cantonner à quelques actions ponctuelles. Le tableau ci-dessous propose une grille opérationnelle — un mapping de la biodiversité par pilier RSE — pour passer de l’intention à l’action.
Quelle que soit la taille de l’organisation, la même séquence s’applique : diagnostiquer l’état initial, fixer des objectifs priorisés, déployer des actions, puis piloter dans la durée. La biodiversité ne se décrète pas en une fois ; elle s’installe pilier par pilier, en reliant chaque action à un pilier RSE et à un indicateur de suivi mesurable.
Pilier environnemental : réduire et restaurer
Le pilier environnemental est le terrain d’action le plus direct. Il s’agit d’abord de réduire les pressions — limiter l’artificialisation, supprimer les pesticides, gérer l’eau —, puis de restaurer activement le vivant sur les sites. Installer des ruches en entreprise constitue souvent une première étape visible et pédagogique, qui peut être complétée par des aménagements favorables à la biodiversité : prairies de fauche tardive, haies champêtres, mares, nichoirs ou toitures végétalisées. L’enjeu est de relier ces actions à un objectif mesurable — une surface renaturée, un nombre d’espèces suivies — pour sortir du geste purement symbolique.
Pilier social : mobiliser les équipes
La biodiversité est aussi un puissant levier d’engagement interne. Inscrite au pilier social, elle nourrit la qualité de vie au travail et la cohésion d’équipe. Des animations biodiversité pour fédérer vos équipes — ateliers apicoles, fresque de la biodiversité, chantiers nature participatifs — transforment un sujet stratégique en expérience concrète et partagée. Ces moments renforcent la marque employeur et ancrent durablement la démarche dans la culture d’entreprise, bien au-delà du rapport RSE annuel.
Pilier économique et gouvernance : piloter et reporter
Le troisième pilier ancre la biodiversité dans la stratégie et la décision. Il suppose de cartographier les dépendances et les impacts de l’entreprise, d’intégrer ces risques dans la gouvernance, et de sécuriser les approvisionnements sensibles. C’est aussi le pilier du reporting : la directive CSRD et sa norme ESRS E4 imposent désormais de documenter les obligations de reporting biodiversité de la CSRD. Pour structurer cette démarche sur des bases solides, réaliser un diagnostic biodiversité de vos sites fournit l’état des lieux initial sur lequel bâtir des objectifs crédibles.
Décliner ainsi la biodiversité dans les trois piliers évite l’écueil le plus courant : l’action isolée, spectaculaire mais sans suite. Une ruche installée sans objectif, une animation sans lendemain ou un engagement de reporting sans données restent des gestes orphelins. La cohérence entre le terrain, les équipes et la gouvernance fait toute la différence entre une opération de communication et une stratégie crédible.
Les outils de mesure : de l’empreinte biodiversité au bilan nature
Mesurer son empreinte biodiversité consiste à évaluer, à l’aide d’indicateurs dédiés, les impacts et les dépendances d’une entreprise vis-à-vis du vivant. Contrairement au bilan carbone et à son unité unique, la mesure de la biodiversité mobilise plusieurs méthodes complémentaires, encore en cours de standardisation.
Plusieurs cadres coexistent aujourd’hui. L’empreinte biodiversité agrège les pressions d’une organisation en un indicateur synthétique, le Global Biodiversity Score (GBS) en étant un exemple répandu. La TNFD (Taskforce on Nature-related Financial Disclosures) propose un cadre de publication des risques liés à la nature, tandis que la SBTN (Science Based Targets Network) aide à fixer des objectifs fondés sur la science. Le « bilan nature » désigne plus largement l’état des lieux écologique d’un site ou d’une activité.
Pourquoi se doter de ces outils ? D’abord parce que la directive CSRD et sa norme ESRS E4 l’exigent pour les entreprises concernées. Ensuite parce que la mesure est le meilleur rempart contre le greenwashing : sans indicateurs, un engagement biodiversité reste invérifiable. Enfin, parce qu’on ne pilote bien que ce que l’on mesure.
Aucun de ces outils ne se suffit à lui-même, et leur choix dépend de la taille de l’entreprise, de son secteur et de la maturité de sa démarche. Une PME tertiaire commencera par un diagnostic de site et quelques indicateurs simples — surface favorable au vivant, espèces observées ; un grand groupe industriel devra articuler empreinte globale, analyse de sa chaîne de valeur et reporting normé. L’essentiel est d’engager la mesure tôt, quitte à l’affiner ensuite, plutôt que d’attendre l’outil parfait.
Cette standardisation progresse vite. Sous l’impulsion de la CSRD, les méthodes convergent et les attentes des investisseurs comme des donneurs d’ordre se précisent d’année en année. Les entreprises qui se dotent tôt d’indicateurs, même imparfaits, prennent une longueur d’avance : elles disposent d’un historique, d’une base de comparaison et d’une crédibilité que les retardataires devront reconstituer dans l’urgence.
Le choix des bons indicateurs et leur suivi dans le temps méritent un traitement à part entière : nous y consacrerons un guide dédié aux indicateurs et KPI de suivi de la biodiversité.
5 entreprises françaises qui ont fait de la biodiversité un axe RSE central
Plusieurs entreprises françaises ont déjà inscrit la biodiversité dans leur démarche RSE par des actions concrètes sur leurs sites. Les cinq exemples ci-dessous, accompagnés par BEECITY, illustrent des engagements de natures et d’ampleurs variées — de l’installation d’une première ruche à un programme combinant aménagements et mobilisation des équipes.
Ce qui rend ces exemples précieux n’est pas leur ampleur, mais leur réalité. Là où la plupart des contenus sur la RSE et la biodiversité restent théoriques, ces cas montrent des installations concrètes, datées et localisées. Pour un décideur, ils répondent à la seule question qui compte vraiment : d’autres entreprises, parfois de mon secteur, l’ont-elles déjà fait, et comment ?
Le cas le plus complet est celui d’Assa Abloy, spécialiste des solutions de sécurité, qui a combiné deux leviers : des aménagements favorables à la faune — cinq nichoirs conçus pour cinq espèces d’oiseaux grâce à des ouvertures adaptées — et des animations de sensibilisation auprès des équipes. La démarche active ainsi simultanément le pilier environnemental et le pilier social.
Chez Veolia, sur le site de La Barre-Thomas à Rennes, l’installation d’une ruche d’entreprise a déjà donné lieu à une première récolte de miel : un geste cohérent avec le métier environnemental du groupe. EDF, sur son site de Caen, a associé l’arrivée d’une ruche à un temps de sensibilisation réunissant les collaborateurs autour de l’installation. Schindler, dans l’industrie de la mobilité verticale, et Saur, acteur de l’eau implanté à Soullans, ont chacun fait le choix de ruches d’entreprise — une porte d’entrée accessible vers une démarche biodiversité plus large.
Ces exemples partagent un point commun : ils transforment un engagement abstrait en réalisation visible sur le terrain. Pour explorer d’autres réalisations, nos clients engagés pour la biodiversité offrent un panorama régulièrement enrichi.
Conclusion
La biodiversité n’est pas un sous-chapitre du climat ni un supplément d’âme : c’est un pilier à part entière de la RSE, aujourd’hui largement sous-investi. Les chiffres de l’IPBES le rappellent — moins de 1 % des entreprises publient leurs impacts sur le vivant — alors même que toutes en dépendent. Le retard n’est pas une fatalité, mais une opportunité : sur l’intersection RSE × biodiversité, les places sont encore à prendre.
Faire de la biodiversité un pilier actif suppose une méthode : comprendre ses dépendances et ses impacts, décliner des actions dans chaque pilier, mesurer, puis progresser. C’est tout l’enjeu de faire de la nature un pilier de votre stratégie RSE.
La première étape est toujours la même : savoir où l’on en est. Engager un premier diagnostic biodiversité de vos sites permet d’objectiver la situation et de bâtir un plan d’action crédible, à la hauteur des attentes réglementaires comme de celles de vos parties prenantes.
FAQ
Vos questions sur la RSE et la biodiversité
Les trois piliers de la RSE sont le social, l’environnemental et l’économique. Hérités du développement durable, ils sont complétés par une quatrième dimension transversale, la gouvernance, dans la lecture ESG et la norme ISO 26000. La biodiversité relève du pilier environnemental, aux côtés du climat, de l’eau et des pollutions.
Le lien entre RSE et biodiversité repose sur une double relation : l’entreprise dépend du vivant (pollinisation, eau, sols, matières premières) et exerce sur lui des pressions (artificialisation, pollutions). Intégrer la biodiversité à sa RSE revient donc à gérer à la fois des risques — approvisionnement, réglementation, réputation — et des opportunités de création de valeur.
Pour intégrer la biodiversité dans sa démarche RSE, il faut la décliner dans chaque pilier plutôt que de la cantonner à des gestes isolés. Concrètement : réaliser un diagnostic des dépendances et des impacts, agir sur le pilier environnemental (restauration, ruches, aménagements), mobiliser les équipes au titre du pilier social, puis piloter via des indicateurs intégrés au reporting pour le pilier économique et la gouvernance.
La biodiversité est le parent pauvre de la RSE parce qu’elle est plus difficile à mesurer que le carbone et longtemps restée éclipsée par le climat. Selon l’IPBES (2026), moins de 1 % des entreprises publient leurs impacts sur le vivant. Sa nature locale et multidimensionnelle, sans unité de mesure unique, explique ce retard méthodologique.
Plusieurs entreprises françaises ont engagé des actions concrètes : Assa Abloy (aménagements et animations), Veolia à Rennes, EDF à Caen, Schindler et Saur (ruches d’entreprise), notamment avec l’accompagnement de BEECITY. Ces démarches vont de l’installation d’une première ruche à des programmes combinant restauration écologique et mobilisation des collaborateurs.
Mesurer son impact biodiversité passe par des outils dédiés : empreinte biodiversité, Global Biodiversity Score (GBS), cadres TNFD et SBTN, ou bilan nature de site. Contrairement au bilan carbone, aucune unité unique ne s’impose ; le choix dépend de la taille et du secteur. La directive CSRD (norme ESRS E4) rend cette mesure obligatoire pour un nombre croissant d’entreprises.
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